Durant trois jours, les participants s’affrontent dans cinq épreuves et plusieurs catégories, des U11 aux seniors. Mais pour la Fédération, ces championnats ne se résument pas à la conquête des titres nationaux. Ils constituent aussi une vitrine du travail engagé depuis plusieurs années en faveur de la formation à la base.
Aubin Assogba cite notamment l’exemple du nord du pays, où la progression de la discipline commence à produire des effets dans les communautés. L’émergence de jeunes joueurs, l’implication des parents et la création de clubs témoignent, selon lui, d’une dynamique locale.
« Cela a impacté positivement dans leur communauté. Aujourd’hui, il y a un nombre assez important d’enfants qui se sont engagés. Les parents qui accompagnent, les clubs également qui naissent. Cela démontre qu’il y a une volonté », observe-t-il.
La situation est moins avancée dans certaines régions du centre. La Fédération identifie notamment des difficultés dans plusieurs zones et prévoit une évaluation afin de déterminer les besoins en matière de formation.
L’objectif sera notamment de renforcer les compétences des entraîneurs, mais aussi celles des cadres chargés de l’administration de la discipline.
Pour Aubin Assogba il faut élargir la pratique et construire un parcours suffisamment solide pour que les jeunes pratiquants ne disparaissent pas au moment de l’accès au niveau supérieur.