Après plusieurs mois de fermeture de la frontière terrestre entre le Bénin et le Niger, les deux États poursuivent les démarches visant à rétablir leurs relations. Réunie à Cotonou ce samedi 20 juin 2026, la commission mixte bénino-nigérienne a consacré une large partie de ses travaux à la question de la reprise des échanges frontaliers.
Cette rencontre s'inscrit dans le prolongement des engagements pris lors de l'entretien du 2 juin dernier à Niamey entre le président béninois par intérim Romuald Wadagni et le chef de l'État nigérien, le général Abdourahamane Tiani.
Selon les informations rapportées par Banouto, citant le compte rendu diffusé par la Radio Télévision du Niger (RTN), les autorités nigériennes conditionnent la réouverture de la frontière à la mise en place de mécanismes sécuritaires jugés indispensables.
Le ministre nigérien de l'Intérieur, le général de division Mohamed Toumba, a notamment insisté sur la nécessité de conclure un accord de défense et un accord de sécurité entre les deux pays. Ces instruments devraient garantir le principe de non-utilisation du territoire d'un État contre l'autre et assurer davantage de transparence sur les dispositifs militaires étrangers présents à proximité de la frontière commune.
Niamey plaide également pour la création d'une cellule bilatérale de fusion de renseignements destinée à renforcer la coopération entre les services de sécurité des deux pays. L'objectif est de mieux faire face aux menaces transfrontalières et aux défis sécuritaires qui affectent la sous-région.
Pour les autorités nigériennes, ces exigences constituent des préalables essentiels à toute avancée significative dans le processus de réouverture de la frontière. Aucun calendrier officiel n'a toutefois été annoncé à l'issue des travaux.
Les discussions se poursuivent entre les deux parties dans un climat marqué par la volonté affichée de parvenir à une normalisation progressive des relations entre Cotonou et Niamey.