Dans un communiqué officiel, le président du CSC, Louis Modeste Ouédraogo, revient sur les origines de ce dossier. Une première décision, prise le 12 juin 2026, avait déjà condamné la société Canal+ International à verser 50 millions de FCFA, toujours pour non-respect de ses obligations conventionnelles.
L'obligation en cause portait principalement sur la suppression par l’opérateur sur tous les blocages empêchant les abonnés établis au Burkina Faso d'accéder gratuitement aux chaînes de la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB), sans que cet accès soit conditionné à l'envoi d'un SMS. Un délai de 30 jours avait alors été accordé à l'entreprise pour se conformer à cette exigence.
Une sanction alourdie faute d'exécution
Selon le président du CSC, ce délai n'a pas été respecté. Le régulateur affirme avoir constaté, à la date du 28 juillet 2026, que sa décision initiale n'avait toujours pas été mise en œuvre. Face à cette inaction, l'institution a décidé de porter l'amende à 200 millions de FCFA, soit environ 346 718 dollars.
Pour l'heure, Canal+ n'a fait aucune déclaration publique concernant cette nouvelle sanction prononcée par l'autorité de régulation des médias burkinabè.