Cotonou mise davantage sur les investissements pour son développement. Réuni en quatrième session ordinaire les 30 octobre et 2 novembre 2026, sous la présidence du maire Luc Gnacadja, le Conseil communal a validé à l’unanimité le budget primitif de l’exercice 2027, d’un montant de 72,4 milliards de francs CFA.
La principale orientation de ce budget réside dans la progression des dépenses d’investissement, en hausse de 47,54 %. Elles représentent plus de 74 % de l’enveloppe globale. À l’inverse, les dépenses de fonctionnement connaissent une diminution de 6,44 %. Une répartition qui traduit la volonté de l’exécutif communal de renforcer les moyens consacrés aux projets de développement et de poser les bases d’un changement d’échelle.
TOURNEE DANS LES ARRONDISSEMENTS DE COTONOU
Selon les informations communiquées à l’issue de la session, ce budget prend notamment en compte les besoins exprimés par les populations lors de la tournée du maire dans les différents arrondissements de la ville. Son entrée en vigueur reste toutefois subordonnée à la validation de la tutelle préfectorale.
Au cours de cette même session, les conseillers communaux ont également approuvé le rapport d’activités du maire au titre du troisième trimestre, ceux des commissions permanentes ainsi que le rapport d’activités du troisième trimestre du Conseil de supervision. Le manuel de procédures budgétaires et comptables des collectivités territoriales en République du Bénin, soumis par la Cellule de suivi et de contrôle de la gestion des communes, a également reçu leur approbation.
Autre dossier examiné : le rapport définitif de l’Inspection générale des finances (IGF), sollicité en mai 2026 par le maire sur la gestion des recettes non fiscales de janvier 2021 à avril 2026. Le document relève plusieurs insuffisances, notamment dans la maîtrise du potentiel de recettes, la traçabilité et la lisibilité des procédures, l’occupation du domaine public ainsi que le recouvrement des créances.
Après avoir pris connaissance des 48 recommandations formulées par l’IGF, le Conseil communal a autorisé le maire à prendre les dispositions légales nécessaires à leur mise en œuvre.