Crise de confiance : la CAF réforme ses instances arbitrales
À la suite des polémiques liées à la CAN 2025, la Confédération Africaine de Football engage une réforme de ses instances arbitrales pour restaurer la confiance et renforcer la crédibilité de ses compétitions.
La Confédération Africaine de Football (CAF) a annoncé, dimanche, un ensemble de réformes portant sur ses statuts et règlements. Objectif affiché : améliorer la crédibilité de l’arbitrage sur le continent, notamment en ce qui concerne l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) et le fonctionnement de ses instances juridictionnelles.
Selon un communiqué officiel publié sur CAF Online, ces décisions interviennent dans un contexte marqué par les incidents ayant émaillé la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. L’instance faîtière du football africain entend ainsi éviter la répétition de telles situations et renouer avec les standards observés lors de la Coupe d’Afrique des Nations 2023, dont l’arbitrage avait été unanimement salué.
Dans cette dynamique, la CAF prévoit de renforcer la composition de ses organes disciplinaires, à travers la nomination de juristes africains expérimentés, notamment au sein du Jury disciplinaire et de la Commission d’appel. L’accent sera mis sur leur indépendance et leur impartialité, afin de garantir des décisions équitables.
Le président de la CAF, Patrice Motsepe, a souligné que ces réformes structurelles visent à consolider la confiance autour des arbitres, des opérateurs VAR et des commissaires de match. Il a insisté sur la nécessité de prévenir des incidents jugés « inacceptables », tout en précisant que l’organisation s’est appuyée sur des experts en droit du sport, tant africains qu’internationaux, pour s’aligner sur les meilleures pratiques en matière de gouvernance.
Par ailleurs, la CAF annonce un renforcement de sa collaboration avec la Fédération Internationale de Football Association, notamment pour améliorer la formation des arbitres et encourager la professionnalisation du secteur, y compris à travers une meilleure rémunération.
L’instance a également réaffirmé son engagement en faveur d’une tolérance zéro face à la corruption et d’un traitement équitable de ses 54 associations membres, sans favoritisme.
Pendant ce temps, les incidents liés à la finale de la CAN 2025 restent examinés par le Tribunal Arbitral du Sport. En parallèle, la CAF poursuit ses compétitions en cours, dont la Ligue des champions et la Coupe de la Confédération, tout en préparant les sélections africaines qualifiées pour la Coupe du Monde de la FIFA 2026.
Confiant, Patrice Motsepe estime que les équipes africaines sauront représenter dignement le continent sur la scène mondiale.