La réforme prévoit la mise en place de pôles territoriaux placés sous la responsabilité de Délégués généraux. Leur mission sera notamment de suivre les actions publiques sur le terrain, d’identifier les difficultés et de rendre compte des progrès réalisés.
Ces responsables devront résider dans leurs territoires et effectuer des déplacements réguliers dans les communes. Le gouvernement veut ainsi disposer d’un suivi plus proche des réalités locales et vérifier davantage les effets concrets des programmes publics sur les populations.
Trois priorités sont mises en avant : réduire l’extrême pauvreté, développer le capital humain et créer davantage de richesses à la base. Les secteurs de l’agriculture, de l’élevage et de la pisciculture font notamment partie des domaines concernés, avec une attention portée aux populations vulnérables.
La réforme comporte également un volet lié à la sécurité. Selon les orientations présentées lors de la rencontre, une meilleure prise en compte des vulnérabilités économiques et sociales, notamment celles qui touchent les jeunes, doit contribuer à renforcer la résilience des territoires exposés aux risques liés aux groupes criminels ou armés.
Le président Romuald Wadagni a par ailleurs appelé les autorités locales à renforcer la lutte contre l’insalubrité, les déchets et le désordre dans les espaces publics. Il préconise une action fondée sur l’exemplarité, la pédagogie et la responsabilité.
Les résultats des Délégués généraux devront être évalués à partir de critères précis. Un premier bilan est annoncé au terme de leur première année d’exercice.