Formation professionnelle : l’État mise sur les métiers agricoles de demain
Face aux défis du chômage des jeunes et de la transformation économique, le Gouvernement béninois renforce son pari sur la formation professionnelle. À partir de l’année scolaire 2026, de nouvelles filières agricoles sont ouvertes dans les Lycées Techniques Agricoles, avec pour ambition de former des techniciens qualifiés, directement opérationnels.
L’agriculture n’est plus seulement un secteur de subsistance. Elle s’impose aujourd’hui comme un levier stratégique de développement économique et de création d’emplois. C’est dans cette dynamique que l’État béninois ouvre de nouvelles offres de formation professionnelle dans les Lycées Techniques Agricoles.
Ces formations conduisent à l’obtention du Diplôme de Technicien aux Métiers (DTM), un diplôme à vocation professionnelle, orienté vers l’insertion rapide et l’auto-emploi. Elles visent à doter les jeunes de compétences techniques adaptées aux exigences de l’agriculture moderne.
Les filières désormais disponibles couvrent plusieurs domaines clés du secteur agricole. Il s’agit notamment de :
– l’aviculture, la cuniculture et les élevages non conventionnels ;
– l’élevage de bovins et de petits ruminants ;
– l’élevage de porcins ;
– la pisciculture et l’aquaculture ;
– l’horticulture vivrière et ornementale ;
– la production céréalière et légumineuse ;
– la production de racines et tubercules ;
– la production de plantes à fibres et textiles ;
– l’arboriculture fruitière, forestière et les produits non ligneux ;
– le palmier à huile et le cocotier.
À travers ces filières, le Gouvernement entend professionnaliser le secteur agricole, en mettant l’accent sur la production, la transformation et la gestion d’exploitations agricoles rentables. Les formations intègrent des techniques modernes, la gestion des exploitations, la durabilité et la valorisation locale des produits.
En valorisant l’enseignement technique et professionnel, l’État offre ainsi aux jeunes une alternative crédible à l’enseignement général, tout en encourageant l’auto-emploi et l’entrepreneuriat agricole. Un choix stratégique pour bâtir une agriculture plus productive, plus compétitive et génératrice d’emplois durables.