L'homosexualité au Sénégal : entre tolérance et acceptation

Le débat sur l'homosexualité continue de susciter des remous dans la société sénégalaise. Récemment, Ousmane Sonko a abordé cette question délicate en faisant la distinction entre tolérance et acceptation.

D'après le leader de PASTEF, l'homosexualité est tolérée au Sénégal puisqu'elle n'est pas réprimée par le code pénal, mais elle reste largement non acceptée sur le plan socioculturel. La population sénégalaise demeure attachée à des valeurs traditionnelles qui désapprouvent les relations entre personnes du même sexe.

Cette distinction entre tolérance et acceptation a été soulignée par le sociologue Aly Khoudia Diaw lors d'une émission sur SENEWEB. Bien que l'homosexualité ne soit pas illégale, elle rencontre une forte résistance dans la société sénégalaise, principalement pour des raisons religieuses. Près de 90% des religions traditionnelles et monothéistes s'opposent à cette pratique.

En soulevant cette distinction, Ousmane Sonko a ouvert un débat plus nuancé, évitant ainsi une confrontation directe entre partisans et détracteurs de l'homosexualité. Il a replacé la question dans son contexte social et juridique au Sénégal, permettant ainsi de calmer quelque peu les échanges sur ce sujet sensible.
Cependant, certaines personnes s'interrogent sur les motivations politiques d'Ousmane Sonko, surtout à l'approche des prochaines élections. Pour ses détracteurs, il chercherait à séduire les conservateurs en abordant des questions de société. Quoi qu'il en soit, ce débat met en lumière les limites culturelles de la tolérance de l'homosexualité au Sénégal.

LAISSER UN COMMENTAIRE