Paul-Henri Sandaogo Damiba arrêté et transféré à Ouagadougou

Paul-Henri Sandaogo Damiba arrêté et transféré à Ouagadougou

L’ancien président de la transition burkinabè, Paul-Henri Sandaogo Damiba, a été arrêté à Lomé le 17 janvier et expulsé vers Ouagadougou dès le lendemain. Il est accusé d’être impliqué dans un projet de coup d’État visant à renverser le régime en place dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré, dans un contexte de fortes tensions régionales.

Par ADIGNON Camor • 344 vues • Lecture : 2 min • Publié le 19 January 2026 • Tags: #Damiba #BurkinaFaso #Ouagadougou #Togo #CoupDEtat #IbrahimTraore

Résidant au Togo depuis sa chute du pouvoir en septembre 2022, Damiba a été interpellé par les services de sécurité togolais avant d’être transféré sur instruction de la présidence. Selon Africa Intelligence, il a été acheminé vers Ouagadougou à bord d’un avion privé affrété par les services de renseignement togolais, puis remis aux autorités burkinabè après plusieurs semaines de pressions diplomatiques de la part du régime en place.


À Ouagadougou, le gouvernement burkinabè l’accuse d’avoir préparé, avec des soutiens extérieurs, notamment en Côte d’Ivoire, un putsch prévu pour début janvier 2026, neutralisé à temps par les services de renseignement. Lomé, alerté par ces informations, aurait d’abord tenté de dissuader l’ancien dirigeant par deux avertissements, le 31 décembre 2025 et quelques jours plus tard, restés sans effet.


Face à cette situation, le Togo a jugé que le maintien de Damiba sur son sol devenait politiquement et diplomatiquement intenable. Lomé, engagé ces dernières années dans la médiation entre pays du Sahel et acteurs internationaux, ne voulait pas être accusé de complicité.


Ce n’est pas la première fois que l’ancien chef de la transition est mis en cause. En septembre 2024 déjà, il avait été cité par ses successeurs comme l’un des cerveaux d’un complot contre le président Traoré. À présent à Ouagadougou, Paul-Henri Sandaogo Damiba pourrait être poursuivi pour haute trahison et atteinte à la sûreté de l’État, des accusations particulièrement lourdes dans un contexte de réforme du Code pénal renforçant les sanctions.

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