Les victimes étaient pour l'essentiel de nouvelles recrues en phase d'entraînement au sein d'une force d'intervention rapide, chargée de défendre la région, ont indiqué des sources militaires à l'AFP, qui font état de plus de 50 morts et d'au moins 200 blessés. Le porte-parole militaire houthi a justifié la frappe en affirmant que le camp était « opéré par des officiers saoudiens », sans apporter de preuve.
L'escalade se poursuit sur tous les fronts. Le chef du Conseil de direction présidentielle, Rashad al-Alimi, a promis une « riposte ferme », tandis que les autorités du Shabwa réclament en urgence des systèmes de défense anti-aérienne. Le pays, replongé dans la guerre civile depuis la rupture de la trêve de 2022, voit les combats s'intensifier depuis l'offensive des Houthis sur la côte de la mer Rouge en septembre.