Sénégal : Ousmane Sonko hausse le ton face à ses adversaires

Sénégal : Ousmane Sonko hausse le ton face à ses adversaires

Réuni en congrès à Diamniadio, le parti Pastef a renouvelé sa confiance à Ousmane Sonko pour un nouveau mandat de six ans. Réélu à la tête de la formation politique qu’il a fondée en 2014, l’actuel président de l’Assemblée nationale a profité de l’occasion pour défendre le projet politique du parti et mettre en garde contre toute tentative de déstabilisation.

Par ADIGNON Camor • 341,177 vues • Lecture : 2 min • Publié le 07 June 2026

Les militants et délégués du Pastef, venus des différentes régions du Sénégal ainsi que de la diaspora, se sont réunis samedi à Diamniadio, près de Dakar, à l’occasion du premier congrès du parti. À l’issue des travaux, Ousmane Sonko a été largement réélu président de la formation politique pour un mandat de six ans.


Fondateur du Pastef en 2014, l’ancien Premier ministre conserve ainsi les rênes d’un parti devenu l’une des principales forces politiques du Sénégal. Dans son discours après sa réélection, il a souligné l’importance de la mission qui lui est confiée, estimant que le Pastef occupe une place particulière dans le paysage politique national.


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Pour Ousmane Sonko, le congrès marque une étape importante deux ans après l’arrivée de son camp aux plus hautes responsabilités de l’État. Il a insisté sur la nécessité de renforcer l’organisation du parti afin de préserver les objectifs de changement portés par son mouvement.

L’événement intervient dans un contexte politique marqué par des tensions entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien chef de gouvernement. Écarté de la course à la présidentielle de 2024, Ousmane Sonko avait soutenu la candidature de Bassirou Diomaye Faye, élu chef de l’État avec l’appui du Pastef.


Après plusieurs mois de divergences, le président a mis fin aux fonctions de Premier ministre d’Ousmane Sonko le 22 mai dernier. Quelques jours plus tard, celui-ci a été porté à la présidence de l’Assemblée nationale.

Devant les congressistes, le leader du Pastef a également dénoncé ce qu’il considère comme des tentatives de sabotage du projet politique de son parti, affirmant que les militants resteront mobilisés pour défendre les ambitions du mouvement.


Avec 130 sièges sur les 165 que compte l’Assemblée nationale, le Pastef dispose d’une majorité écrasante capable d’influencer durablement l’équilibre institutionnel du pays. De son côté, le président Bassirou Diomaye Faye conserve la possibilité de former un nouveau gouvernement en cas de censure et pourra dissoudre l’Assemblée nationale à partir de novembre 2026.


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